Ainsi, les FEM (Féministes en Mouvement), collectif d’associations féministes, déjà à l’initiative des université d’été des féministes en juillet 2011, reviennent à la charge et interpellent les candidats à l’élection présidentielle.
Au travers notamment d’une grande soirée [1] organisée le 7 mars à la Cigale de Paris, les 44 associations des FEM, dont le Mouvement du Nid fait parti, sonderont les convictions féministes des candidat-e-s, tout comme elles interrogeront leur conception de l’égalité femmes-hommes.
Sur la base de 30 mesures [2] innovantes et progressistes réunies dans un ouvrage collectif intitulé « Mais qu’est-ce qu’elles veulent (encore) ?! », les FEM exigeront de connaître les positions des présidentiables sur la création d’un Ministère des droits des femmes, l’ouverture de 500 000 places en crèche, le remboursement à 100% de l’IVG ou encore la création de 4500 places d’accueil pour les femmes victimes de violences. Parmi ces 30 mesures, une qui apparaît comme « historique » : « Supprimer le délit de racolage passif, mettre en place des mesures de prévention et d’éducation, pénaliser les clients prostitueurs et accompagner les personnes qui souhaitent quitter la prostitution ». Nous aurons ainsi, nous l’espérons, l’occasion de connaître la position des candidat-e-s sur l’inversion de la charge pénale.
D’autre part, la manifestation du 8 mars, intègre à des mots d’ordre tels que « L’égalité salariale maintenant » ou « Une véritable éducation non sexiste et non lesbophobe », celui de « Pour une véritable politique abolitionniste, incluant une vraie réinsertion des personnes prostituées, l’abrogation du délit de racolage et une politique de responsabilisation et de pénalisation des clients. ». Nous espérons que les troupes féministes et abolitionnistes seront importantes dans la rue ce 8 mars [3] !








