La CLEF réaffirme sa position abolitionniste et s’associe aux nombreux mouvements de mobilisation dans le monde pour protester contre la collusion entre sport, argent et prostitution qui se banalise autour des événements sportifs mondiaux.
En 2006, à l’occasion de la coupe du monde de football en Allemagne, la mobilisation avait été forte à l’appel de la Coalition contre la traite des femmes (CATW) et Femmes Solidaires. Responsables politiques et personnalités sportives s’étaient engagés contre la prostitution [1].
Qu’en est-il quatre ans plus tard pour la coupe du monde de football en Afrique du Sud ?
Le 1er mars 2010, lors d’une conférence de presse, le Secrétaire Général de la FIFA, Jérôme Valcke, déclarait : la prostitution arrivera. On ne peut rien y faire
.
Avec quatre millions de places à vendre, cinq cent mille touristes sportifs attendus, et un milliard de préservatifs commandés par le gouvernement sud-africain, combien de personnes prostituées sont attendues ? Des milliers certainement, des dizaines de milliers peut-être, en provenance du monde entier mais aussi des quartiers et villages d’Afrique du Sud souffrant d’une extrême pauvreté [2].
La prostitution est une violence qui frappe les femmes de plein fouet. Ce n’est pas une fatalité, mais un fléau qu’il faut combattre. La coupe du monde de football doit rester une fête sportive et ne doit pas être synonyme de drame humain.
Derrière chaque femme vendue, il y a des salopards...
Le spot de prévention réalisé à l’occasion du Mondial 2006 reste hélas d’actualité.
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A l’ombre des stades sud-africains, le trafic d’êtres humains, sur le site Les Nouvelles News.








