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Roselyne Bachelot : « Faire comprendre aux hommes qu’avoir recours à la prostitution, c’est entretenir la traite des êtres humains »

mars 2011, par Elise Guiraud

Roselyne Bachelot, ministre de la Solidarité et de la Cohésion sociale, est reçue mercredi 30 mars 2011 par la mission d’information sur la prostitution, qui termine ses travaux sur cette dernière audition. Dans un entretien publié dans Le Parisien, elle prend position en faveur de la pénalisation des « clients » de la prostitution.

La prostitution est la violence faite aux femmes la plus ancestrale, affirme Roselyne Bachelot ; Il faut punir ces hommes qui se payent un accès au corps et à la sexualité d’une femme comme si l’argent effaçait le préjudice commis, et forment la "demande" pour laquelle les trafics de femmes sont organisés.

Un phénomène qui a pu passer pour acceptable, à cause de la complaisance dont il bénéficiait, comme c’est souvent le cas avec les discriminations envers les femmes. Il est temps que cela cesse, soutient la ministre, qui prévoit le lancement d’une campagne d’information et de sensibilisation des clients de prostituées.

Roselyne Bachelot a annoncé que la mission d’information sur la prostitution fera prochainement une proposition de loi prévoyant la pénalisation des prostitueurs, et qu’elle la soutiendra.

Cette position n’est pas une nouveauté. Dans un entretien paru en mars 2001 dans notre revue, Roselyne Bachelot déclarait déjà : Le crime est du côté de celui qui instrumentalise le corps des femmes en le vendant, et de celui qui l’achète pour son propre plaisir. Du côté du proxénète et du client. Je suis complètement favorable à la conception suédoise et à la pénalisation du client.

Chargée de la lutte contre les violences faites aux femmes, la ministre a également fait savoir que le troisième plan de lutte contre ces violences sera dévoilé mercredi 13 avril 2011.

Outre la lutte contre le système prostitutionnel, ce troisième plan s’attaquera aux violences sexistes et sexuelles au travail et développera les dispositifs de protection des victimes tels que les bracelets électroniques imposés aux agresseurs ou les portables d’alerte.


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