Plusieurs obstacles apparaissent aujourd’hui clairement :
- la nécessité de ne pas bafouer la présomption d’innocence, tout en sachant que la défense du « client » se base généralement sur le déni ;
- la difficulté de prouver que le « client » savait avoir affaire à un-e mineur-e, qu’il ait promis une rémunération quelconque et qu’il y ait réellement eu infraction ;
- la qualité des enquêtes, qui ne permettent pas toujours de lever ces doutes ;
- le recueil et le crédit accordé à la parole du mineur, dont on a vu, avec l’affaire d’Outreau, à quel point elle peut être manipulée, ce qui ne manquera pas d’alimenter le système de défense des agresseurs à l’avenir ;
- la corruption et l’ambivalence des autorités locales à l’égard de cette forme de criminalité ; même s’il ne faut pas systématiquement douter de leur réelle intention de poursuivre ces affaires, y compris localement.
Il faut enfin souligner que les mineur-e-s prostitué-e-s en France sont souvent des adolescent-e-s étranger-e-s, sans papiers. Le contexte actuel de chasse aux immigrés illégaux risque fort de leur porter préjudice.








