dernière mise à jour ¬ 27/07/17 | jeudi 27 juillet 2017 | je m'abonne | sommaires

La « libération sexuelle » est une guerre économique d’occupation

juin 2010

Le sexisme devient un marché inépuisable pour la prédation néolibérale. Elle parvient à revendre aux femmes leur propre chosification en la leur proposant comme modèle d’identité et de sexualité.

Un article d’Annie Ferrand, doctorante à l’université Paris Ouest-Nanterre-La Défense, disponible intégralement sur le site de la revue Genre, sexualité et société.

Annie Ferrand, « La “libération sexuelle” est une guerre économique d’occupation », Genre, sexualité & société, n°3, printemps 2010, mis en ligne le 18 mai 2010.
http://gss.revues.org/index1402.html

Résumé

Cet article analyse comment l’économie de marché actuelle met à profit l’organisation patriarcale de la sexualité.
La prospection publicitaire réifie les femmes en marchandises et mène à une destruction sexiste de leur estime de soi. En parallèle, nous assistons à un marketing agressif des industriels de la prostitution et de la pornographie qui pourvoient à la sexualité patriarcale des hommes.

C’est ainsi que les intérêts capitalistes et néolibéraux s’ajustent
à l’économie patriarcale de l’échange économico-sexuel. Il semble que l’expropriation de la sexualité des femmes au bénéfice des hommes s’industrialise et se mondialise. La marchandisation de la sexualité de service des femmes, loin d’être une libération, n’est que la libéralisation du droit sexuel absolu que les hommes ont sur les femmes dans un régime patriarcal.


© 1996-2017 Prostitution et Société | S'abonnerNuméros antérieursMentions Légales | Aide | Contact

Haut