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L’ex président Carter s’engage en faveur du modèle suédois

janvier 2014, par Claudine Legardinier

Le journal Ottawa Citizen a publié le 27 décembre 2013 un article signé de Jimmy Carter, président des États-Unis de 1977 à 1981 et fondateur du Carter Center, une association travaillant à la promotion des droits humains dans le monde. L’ex président démocrate y engage l’Etat canadien, qui doit réécrire ses textes sur la prostitution d’ici la fin 2014 [1], à considérer l’approche choisie par la Suède.

Jimmy Carter explique s’être penché sur ce dossier à l’occasion de l’écriture d’un livre qui sera publié en 2014 sur les violences infligées partout dans le monde aux femmes et aux filles.
Sa conclusion est que la clé du succès du modèle suédois est d’allier la sanction contre les personnes qui possèdent et gèrent les maisons de passe, celles qui contrôlent les femmes, et les clients de sexe masculin.

Il souligne que ce modèle correspond aussi à la vigoureuse recommandation émise par les participantEs à notre Carter Center Defenders Conference, qui se sont donné pour mandat de tenter de contrôler la traite des femmes à Atlanta et dans d’autres endroits où l’esclavage sexuel atteint des proportions endémiques.

Jimmy Carter conclut que le discrédit lié à un procès public et l’imposition d’une lourde amende ou d’une peine de prison pour quelques hommes – citoyens éminents ou policiers qui achètent des actes sexuels ou tirent profit de cette industrie serait extrêmement efficace. Il déplore que, pour le moment, la politique inverse règne aux États-Unis, où les femmes prostituées sont arrêtées cinquante fois plus souvent que leurs acheteurs et proxénètes de sexe masculin.
 


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