Un vague fil directeur est cependant constitué par le récit autobiographique d’un "je" anonyme, vestiaire à l’Olaimp, bordel sis dans un sous-marin désaffecté au large de Paimpol. Nous sommes en 2011 et la prostitution, légalisée, est assimilée à une activité commerciale relevant du ministère des P.M.E..
Le récit s’affole alors, accueillant de façon vertigineuse toutes les approches possibles de la prostitution. Se succèdent l’approche économique de l’établissement
, l’approche éthno-corporelle du personnel de bord
, l’approche marketing de la clientèle
etc…
La surenchère parodique de l’ensemble, renforcée par un foisonnement de notes "savantes", noie la réalité de la prostitution, entr’aperçue au hasard de quelques "témoignages" de prostituées à la langue forcément verte.
La quatrième de couverture évoque avec complaisance la question complexe – et ici décomplexée (sic) de la prostitution
. Le lecteur, même averti et patient, retiendra sans doute davantage la vacuité d’une entreprise où la prostitution n’est qu’un pré-texte à variations poétiques et jeux de langage.








