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Goldman Sachs spécule sur la prostitution des mineures !

avril 2012, par Claudine Legardinier

On aurait pu croire à un "maquereau" d’avril, mais
les faits de spéculation financière appuyée sur les profits du proxénétisme, révélés le 1er avril par le New York Times, sont bien réels, comme les énormes gains dégagés.

L’info émane du très sérieux New York Times, sous la signature d’un journaliste de renom, deux fois lauréat du Prix Pulitzer : Nicholas D. Kristof. La société Goldman Sachs, prestigieuse banque d’affaires de Wall Street, aurait été depuis 2000 co-propriétaire de la plus grande compagnie américaine spécialisée dans la promotion et l’exploitation de la prostitution, notamment de mineures.

La plus grande plateforme du trafic sexuel de jeunes filles mineures aux Etats-Unis, écrivait Kristof le 1er avril 2012, semble être un site Internet appelé Backpage.com ; ce véritable magasin de filles et femmes, mineures et obligées de se prostituer, est lui-même la propriété d’une compagnie équivoque du nom de Village Voice Media. Jusqu’à hier on ne savait pas clairement qui en était propriétaire. Nous avons résolu le mystère. Il apparaît que les vrais propriétaires incluent des sociétés financières, parmi lesquelles figure Goldman Sachs dans une proportion de 16%.

Interpellées à ce propos, les autorités de la compagnie financière se sont immédiatement débarrassées de cette encombrante participation. Nous n’avions aucune influence sur les opérations a déclaré un porte-parole de la banque.

Il serait intéressant d’évaluer le montant des dividendes issus de cette prospère entreprise de marchands de femmes qu’est Backpage.com (qui possède 70 % des revenus issus des annonces de prostitution en ligne aux Etats-Unis, revenus qui ne cessent de croître) et qui ont été versés aux actionnaires.

Cette affaire vient ternir un peu plus la réputation, déjà bien frelatée, de Goldman Sachs. Accusée d’avoir spéculé sur l’effondrement du marché immobilier et accumulé les profits sur le dos de milliers de foyers en difficulté, elle avait reçu, on s’en souvient, 10 milliards de dollars d’argent public pour se renflouer.

Dettes, matières premières, denrées alimentaires… Il ne manquait que la spéculation sur le sexe des femmes : chez Goldman Sachs, on voit que tout est bon pour engranger les bénéfices.


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