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Descente de police à la Jonquera : bordels, transparence et probité…

juillet 2015, par Claudine Legardinier

Le "Paradise", bordel fameux de la Jonquera, en Catalogne, a commencé la semaine en fanfare. Les policiers y ont fait irruption lundi matin 29 juin 2015 pour procéder à l’arrestation des deux responsables du « club » ainsi qu’à la saisie de documents financiers et comptables. L’opération portait sur le blanchiment d’argent lié au milieu de la prostitution mais aussi sur l’exploitation sexuelle et la traite des êtres humains.

mise à jour 03/07/2015

Le plus étonnant dans cette affaire n’est pas la récurrence des descentes de police ni les casseroles que traîne le patron mais le fait que des individus ayant à ce point maille à partir avec la justice puissent encore bénéficier, pour leurs affaires, de la complaisance générale et même de la généreuse promotion des médias. Faut-il rappeler que le patron du Paradise, qui se targue d’être à la tête du plus grand bordel d’Europe et a investi 3 millions d’euros dans sa juteuse affaire, a déjà été inquiété, entre autres, pour traite des femmes et blanchiment d’argent [1] ?

Ce monsieur a même été condamné à trois ans de prison, peine qu’un appel lui a permis pour le moment de suspendre. Dominique Alderweireld ("Dodo la Saumure") aussi a été condamné (certes pas dans l’affaire du Carlton) mais il est invité en grandes pompes dans de prestigieuses émissions de télévision.

Va-t-on continuer longtemps à fermer les yeux sur le vrai visage des marchands de femmes ?
Le monde des bordels est tissé de fraudes, d’escroqueries et d’esclavagisme. Son but est le profit par tous les moyens, son ciment, le mépris des femmes qu’il exploite. Il faut jouer sur des fantasmes sexuels puissants, ou corrompre et acheter de nombreuses complicités, pour parvenir à masquer pareille évidence…

mise à jour 03/07/2015

La Jonquera, suite : le patron du Paradise sous les verrous

Suite à la descente de police du 29 juin 2015, José Moreno, patron du Paradise, a été mis en détention jeudi 2 juillet. Selon le journal Diari de Girona, les policiers auraient découvert à son domicile un demi-million d’euros en espèces. Marchand de femmes est décidément un métier qui rapporte (et autrement plus que les miettes qui sont laissées à celles qu’il exploite)…Peut-être va-t-il être temps pour la Catalogne de se montrer un peu plus regardante sur les usines à sexe dont elle encourage le développement et sur leurs dirigeants qui, faut-il faire mine d’être surpris, s’avèrent être des individus sans foi ni loi.


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