dernière mise à jour ¬ 07/09/17 | jeudi 7 septembre 2017 | je m'abonne | sommaires

Luxembourg : La Commission Consultative des Droits de l’Homme (CCDH) se déclare en faveur de l’abolitionnisme

janvier 2017, par Pauline Jeanne

Après avoir essuyé les critiques du Conseil National des Femmes et du Planning Familial, le gouvernement luxembourgeois se voit tancé par la CCDH pour le manque de cohérence de son Plan d’action national sur la prostitution présenté en 2016. Un nouveau point pour l’abolitionnisme.

La Commission Consultative des Droits de l’Homme, manifestement fatiguée des circonvolutions et des hésitations, tranche dans le vif. Pour elle, la prostitution doit être rendue socialement inacceptable. Au lieu de continuer à la tolérer, il s’agit de trouver des moyens pour la réduire, voire l’éliminer.

Une position claire qui met en relief le caractère tarabiscoté de la politique actuelle. Le "client" n’est en effet pénalisé, en théorie, que s’il a eu une relation tarifée avec une personne particulièrement vulnérable, une victime de proxénétisme ou de traite, ou une personne mineure. Comme le souligne dans la presse le président de la CCDH, Gilbert Pregno, il suffira pour lui de prouver qu’il ne savait pas.

Pour la CCDH, on a assez tourné autour du pot ; il faut maintenant travailler de manière coordonnée sur trois fronts : le législatif, en introduisant notamment la pénalisation du "client", le social en créant des structures d’appui aux personnes prostituées et en élaborant une stratégie de sortie détaillée et efficace, le pédagogique en développant des programmes d’éducation sexuelle et affective, ainsi qu’une éducation au respect de la personne et à la reconnaissance de l’égalité de droit et de fait entre les femmes et les hommes.

Découvrir le rapport de la Commission Consultative des Droits de l’Homme (CCDH).


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